Les races

Les principales races inscrites à l’ UPRA Bovine de Nouvelle-Calédonie.

La race LIMOUSINE : Première race Calédonienne

Commencés il y a plus d'un siècle, les importations de géniteurs limousins de race pure ont fortement marqués l'élevage calédonien.

C'est une race précoce qui se prête bien à tous les types de production : veaux, taurillons, bœufs.

Sa rusticité, ses qualités maternelles et ses aptitudes bouchères en font la race calédonienne la plus représentée.

Veaux et bœufs produisent des carcasses peu grasses à la viande savoureuse.

Les limousins calédoniens bénéficient d'une longue adaptation aux conditions d'élevage tropicales et du meilleur de la génétique française.

Les effectifs importants permettent une forte intensité de sélection et une progression régulière de son niveau génétique.

La race CHAROLAISE : Une viande de qualité

Originaire du centre de la France, le bétail charolais est élevé en Nouvelle Calédonie depuis 1969.

Le Charolais doit son succès international à la production exceptionnelle de viande de qualité qu'il permet en race pure et qu'il transmet en croisement.

Excellent raceur, il améliore, en croisement avec toutes les races, la conformation, le potentiel de croissance et la qualité de la viande.

Issus des meilleures lignées françaises et rigoureusement sélectionné tant sur ses qualités d'élevage que bouchères dans les dures conditions de l'élevage en milieu tropical, le Charolais calédonien donne de bon résultat sur les station d’élevage calédonienne.

La race SANTA GERTRUDIS : Adaptée aux conditions difficiles

Créée à partir de 1910 au Texas (USA) par croisement du zébu Brahman (3/8) et du Shorthorn (5/8), cette race est présente en Nouvelle Calédonie depuis 1957.

Animal à grand développement, lourd et assez tardif, il s'adapte bien à des conditions d'élevage difficiles.

Ses origines "zébu" lui confère une certaine résistance à la tique du bétail et une bonne résistance à la chaleur.

La race BRAHMAN : Vigueur, adaptation et récupération

Ce zébu, d'abord sélectionné aux Etats-Unis, s'est largement répandu dans de nombreux pays tropicaux.

Il a la capacité de s'adapter à des conditions d'élevage extrêmes. Il supporte bien la chaleur et résiste à la tique du bétail.

C'est un animal tardif avec d'étonnantes facultés de récupération après une période de disette alimentaire.

Dans les zones difficiles, utilisé en croisement sur les taurins, il apporte une vigueur hybride très importante.

La race DROUGHTMASTER : entre Bos indicus et Bos taurus

Le Droughtmaster est une race hybride récemment fixée. Elle se compose de 50 % de sang Brahman et de 50 % de sang Shorthorn.

Cette race a été développée dans le Queensland en Australie avec pour objectif d’améliorer la fertilité et la précocité du Brahman tout en conservant son adaptation aux conditions tropicales.

Le Drougthmaster a été importé en Nouvelle-Calédonie en 2008. Il est pour l’instant utilisé en race pure afin de produire des reproducteurs mâles.

Ces reproducteurs pourront ensuite être utilisés en croisement terminal avec des vaches croisées Brahman. Ce type de croisement devrait permettre au F1 de conserver leur résistance à la tique tout en développant plus de précocité.

La race SENEPOLE : une race taurine qui a évolué pour s’adaptée au milieu tropicale

Le Senepol est originaire de l’île de Sainte Croix dans les Caraïbes. Il s’agit d’une race composite constituée de N’Dama et de Red Poll. Ayant évolué en milieu hostile, cette race taurine a développé plusieurs résistances (résistance aux tiques et à la sécheresse) qui lui permettent d’être bien adapté au milieu tropical.

Des reproducteurs Senepol ont été importés récemment en Nouvelle-Calédonie afin d’être utilisé en croisements avec des troupeaux de Bos taurus d’origine européen.

L’objectif des éleveurs calédoniens est de pouvoir bénéficier du fort degré d’hétérosis de cette race.